En cette fin de mois de janvier 2014, Benjamin arrive le coeur léger à son travail, dans un centre courrier proche de Créteil. Ce jeune homme de 27 ans se bat depuis sa naissance pour vivre comme n'importe quel citoyen français.
Mais, est on un citoyen français lorsque l'on est atteint d'une maladie invalidante rare?
Benjamin le croyait depuis que la Poste l'avait embauché en contrat d'apprentissage pour devenir facteur. Ce jeune garçon était fier de représenter La Poste avec sa tenue de facteur, de préparer sa tournée avec ses collègues,de distribuer le courrier aux clients, d'apprendre ce beau métier avec son maitre de stage. Un jeune homme heureux de venir au boulot.
Mais en ce jour du 30 janvier 2014, à sa prise de service, deux responsables de La Poste du 94 le convoquent. Un représentant de la DOTC 94 et le Directeur de l'établissement de Saint Maur. Et en 2 minutes chrono brisent le rêve de Benjamin. Ils mettent fin à sa période d'essai, sous couvert d'une procédure de rupture amiable. Ce jeune homme est tétanisé, seul face à l'entreprise, sans aucune possibilité d'échappatoire.
Car ses collègues, son maître de stage et les représentants du personnels ne se doutent pas une seule seconde du drame qui se déroule dans le bureau. Les représentants de La Poste l'obligent à signer cette rupture.
Benjamin ressort KO de ce bureau et va voir son maitre de stage. Ce dernier est éberlué de ce qu'il apprend et se rend immédiatemment dans le bureau où les deux "sbires" de La Poste pensent en avoir fini avec ce dossier.
Après une discussion forte en émotion, ce facteur, maitre de stage volontaire, est dégouté et choqué des propos tenus par les représentants de la Poste. Pour lui, c'est la première et dernière fois qu'il se portera volontaire pour former un jeune.
Car à quoi sert donné son avis, si ses supérieurs le jettent à la poubelle?
Mais, il n'en restera pas là et alerte le représentant CFDT sur place qui sonne le branle bas de combat.
C'est par ce biais que j'ai été saisi de ce dossier et qu'aujourd'hui le combat commence entre des process déshumanisés initiés par La Poste et la vision humaniste de la CFDT. Les premiers échanges démontrent le jusqu'boutisme de La Poste. Malgré que l'on sente bien que certains responsables sont génés aux entornures par ce dossier.
La CFDT se bat au coté de Benjamin, de l'association IRIS, du Docteur DONADIEU et des parents de Benjamin afin qu'il recouvre son honneur et son poste de facteur.
Dans quelques jours, les médias seront sollicités pour relier cette histoire, qui n'est pas la seule malheureusement.
La Poste se dit exemplaire dans l'accueil des personnes en situation de handicap, exemplaire dans le maintien et le retour à l'emploi, exemplaire dans l'application de dispositions de l'accord Handicap du 8 mars 2012.
Mais, dans ce dossier où est cette exemplarité tant vantée par La Poste dans les médias?