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samedi 31 mai 2014

Conduire malgré son handicap

Au Québec, près de 12% de la population a un handicap, pour la majorité il s’agit d’une déficience motrice. Les causes sont multiples : accident de la route ou du travail, maladie dégénérative, cancer, arrêt vasculaire cérébral (AVC), chute, amputation, traumatisme crânien, etc.  Avec le vieillissement de la population, le nombre de personnes ayant une limitation physique
tendrait à augmenter. Malgré leur handicap, tous souhaitent conserver leur autonomie et reprendre la route à l’aide d’un véhicule adapté.
Chaque année, l’Institut de réadaptation en déficience physique de Québec (IRDPQ) permet à 300 personnes de Québec, Portneuf, Charlevoix et de l’Est du Québec  d’apprendre à conduire un véhicule adapté ou  d’améliorer leurs adaptations, que ce soit comme conducteur ou passager. L’entraînement peut varier de 2 semaines à  3 mois. « Il faut tout réapprendre, mais la plupart y arrivent. Même les tétraplégiques peuvent conduire une automobile avec différentes adaptations», a déclaré Nicole Bilodeau, ergothérapeute à l’IRDPQ. De telles modifications peuvent coûter de 5000 $ à 75 000 $. Le programme de la Société de l'assurance automobile du Québec, la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) ou les Anciens combattants permettent de défrayer ces coûts.
« Après un accident d’automobile, je suis devenu tétraplégique à 27 ans. J’ai suivi  5 mois de réadaptation à l’IRDPQ et je conduis maintenant un véhicule muni d’un élévateur, d’une conduite manuelle et d’autres adaptations. Cela me permet de visiter mes amis et de prendre la route à ma guise pour les vacances. Trois mots me viennent à l’esprit AUTONOMIE, FIERTÉ et LIBERTÉ, malgré le handicap qui me ralentit dans toutes mes activités quotidiennes», a déclaré Serge Côté, ex-usager à l’IRDPQ.
La suite de cet article sur le site  irdpq.qc.ca