des informations concordantes mirent en avant la face cachée de certains de ces établissements, et en particulier l'accueil, le suivi et le traitement dégradant des patients. Qui pour certains, étaient laissés à l'abandon dans leur chambre. Ces informations mettaient en avant l'approche sordide de cet accueil, qui se définissait avant tout comme une "pompe à fric".
La Une du journal Libération, en fin de semaine dernière fut l'article de trop. Sous le titre "Handicap, le revers de la filière belge", cet article dénonce, " Depuis des années, la France sous-traite la prise en charge d’une partie de ses handicapés à la Belgique. Plongée dans un système où la loi du marché prend parfois le pas sur la santé."
Elle déclencha une réaction des deux cotés de la frontière.
Ainsi du coté belge (Source Journal Libération du 24/4/2014),"En 2013, 139 établissements belges accueillant exclusivement des Français étaient recensés. La ministre wallonne de la Santé, Eliane Tillieux, a indiqué qu’un rapport sera «réalisé dans les meilleurs délais». Elle a par ailleurs précisé avoir pris contact avec son homologue française : «Ségolène Neuville et moi-même sommes convaincues qu’il ne faut pas permettre le développement d’un secteur lucratif qui pourrait faire des bénéfices avec de l’argent public au détriment des personnes handicapées.»".
Du coté français, (Source La Voix du Nord du 26/4/2014) un inspecteur de l'ARS va être dépêché « très rapidement » en Belgique pour se pencher sur les conditions d'accueil de patients français handicapés dans des établissement wallons, dénoncées par une enquête de Libération, a indiqué vendredi Ségolène Neuville, secrétaire d'Etat aux Personnes handicapées."
La réaction des deux cotés de la frontière fut rapide, car très sensible. Mais la question qui va se poser est la suivante, que va t-il se passer après ce coup de chaud médiatique?
Que deviendra le rapport de l'ARS et des autorités wallones?
Quelles mesures à court et moyennes terme vont être prises au profits des patients afin d'améliorer leur quotidien et leur prise en charge?
Si des patients français doivent être rapatriés, quelle sera leur prise en charge? Par qui? et à quel coût?
Il existe encore trop d'interrogations et de zones d'ombre pour se prononcer, j'espère que les autorités françaises ne vont pas faire comme à leur habitude, c'est à dire créer une commission de reflexion ou de tout autre nom pour enterrer la question de la prise en charge des personnes en situation de handicap.